Depuis quelques mois, la France insoumise a été sollicitée par de nombreux collectifs pour détailler ses propositions en matière de santé et de prévention sanitaire. Jacques Généreux et Charlotte Girard ont signé des réponses spécifiques pour chacun d’eux soulignant les points centraux de notre programme, l’Avenir en commun.

Deux associations nous ont chacune soumis un questionnaire sur le caractère obligatoire de la vaccination. Il s’agit du Mouvement pour le respect des droits fondamentaux de la personne et de la Ligue nationale pour la liberté des vaccinations. Il est vrai que certains vaccins sont administrés via des adjuvants chimiques pouvant contenir des substances potentiellement cancérigènes comme l’aluminium. Mais seule une campagne de vaccination obligatoire peut permettre de se protéger d’une maladie infectieuse, en complément de la prévention.

Le projet de la France Insoumise prévoit ainsi la mise en place d’un pôle public du médicament disposant de moyens conséquents, dégagé des intérêts économiques et indépendant des industries pharmaceutiques pour disposer de produits de santé sûrs, dont les vaccins. Pour préciser notre positionnement sur la question du médicament et de sa distribution, le magasine Le pharmacien de France nous a fait parvenir une série de 10 questions.

Le concept de démocratie sanitaire est également essentiel, puisque la surveillance citoyenne et la transparence scientifique sont nos meilleurs atouts pour prévenir les problèmes toxicologiques.

Cette réponse illustre l’articulation en trois axes de nos propositions en matière de santé : la promotion d’un environnement sain, la mise en place d’un système de santé égalitaire et la réorganisation démocratique des politiques sanitaires, et le tout avec des moyens financiers à la hauteur des enjeux.

Ces trois axes ont été développés en répondant aux questions du Collectif Santé 2017, qui se bat pour faire de cette thématique un sujet central dans les élections présidentielles. Cette initiative rejoint pleinement les préoccupations de la France insoumise, comme en témoigne le choix de Jean-Luc Mélenchon d’y consacrer une réunion publique, au Mans.

Le Collectif Interassociatif Sur la Santé nous a également soumis un questionnaire assez général sur nos politiques sanitaires.

La Ligue contre le Cancer nous interroge sur tous les aspects liés à cette maladie, qui est le fruit, dans 80% des cas, des perturbations provenant de l’environnement. Nous y détaillons des mesures de prévention, de prise en charge des malades et de traitement.

Le Syndicat des médecins libéraux nous interroge sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Nous pensons que le modèle « libéral » traditionnel montre ses limites tant pour les patients que pour les professionnels. C’est pourquoi nous considérons que la voie à emprunter se dessine aujourd’hui à travers le passage d’un exercice individuel libéral à des formes plus collectives et pluri-professionnelles.

La France insoumise a également répondu à l’Organisation nationale des syndicats d’infirmiers libéraux, à la Fédération Nationale des Médecins Radiologues, à la Fédération Hospitalière de France, au collectif OpéRett et au Think Tank Économie Santé en insistant sur la nécessité d’une prise en charge à 100% par l’Assurance maladie des dépenses de soins et d’un hôpital public disposant de tous ses moyens.

L’association emeVia nous à interrogé spécifiquement sur le cas des régimes d’assurance-maladie et des complémentaires santé étudiantes. Dans la mesure où nous sommes attachés au principe d’universalité, nous estimons que les étudiants, à l’instar de l’ensemble de la population, devront être intégrés au nouveau régime général de sécurité sociale. Sur les questions de régimes sociaux, entre autres, PREVISSIMA nous ont fait parvenir un questionnaire assez global.

l’association nationale des centres hospitaliers locaux nous a interrogé spécifiquement sur la lutte contre les déserts médicaux, une de nos priorités. Le Syndicat National des Ophtalmologistes de France nous questionne sur la démocratisation de l’accès aux prestations des spécialistes. Il est pour nous essentiel d’accroitre le nombre de spécialistes, y compris les ophtalmologistes, à la fois en supprimant le numerus clausus, mais en augmentant le nombre de postes d’interne, et leur répartition sur le territoire. Cette répartition passera également par la multiplication des centres de santé pluridisciplinaires qui entretiendront des liens étroits avec les hôpitaux publics.

Le collectif Aide aux jeunes diabétiques nous interroge quant à lui sur cette véritable épidémie, caractéristique des mœurs de notre civilisation. Il s’agit d’abord de lutter drastiquement contre l’obésité et la malbouffe en interdisant à l’industrie agro-alimentaire d’abuser du sel, du sucre et des graisses. La lutte contre le diabète passe aussi par une meilleure prévention, qui se fait autant au niveau de l’école par un renforcement de la médecine scolaire et de l’éducation à la santé, qu’au niveau plus global d’une diminution des inégalités sociales. Enfin, la médecine du travail, dont nous renforcerons le rôle et les moyens, est amenée à jouer un rôle décisif aussi bien en matière de prévention que dans l’évaluation des aptitudes professionnelles des personnes diabétiques, ainsi que dans leur accompagnement tout au long de leur carrière.

En répondant au Syndicat des psychologues en exercice libéral et à l’Établissement Public de Santé Mentale de l’agglomération lilloise, nous soulignons à quel point la santé mentale dépend évidemment du bon fonctionnement de la société dans son ensemble. C’est sans doute pour cela qu’elle a du mal à être appréhendée par les politiques qui pensent en silo.  

Les Élus Locaux Contre le SIDA nous interrogent quant à eux sur notre politique vis à vis du Sida.

Pour approfondir ces questions, vous pouvez consulter le livret thématique santé

 

Retrouvez dans les liens ci-dessous les réponses aux différents collectifs :