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Construire une économie internationale solidaire et humaine

 

Notre constat

 

L’économie productive et l’emploi sont attaqués de toutes parts.

Le libre échange exacerbe une concurrence débridée en laissant circuler sans aucun contrôle, capitaux et marchandises. En Europe comme dans le monde, tous les pouvoirs sont donnés à la finance et aux multinationales qui excluent de toutes décisions politiques et économiques les états, mais aussi les femmes et les hommes qui produisent. 

Au sein même de l’Union Européenne, cette libre circulation monte les pays les uns contre les autres : une délocalisation française sur deux se fait dans un autre état européen. 

La logique financière pousse les sociétés  à vendre toujours moins cher, en produisant là où les salaires sont les plus bas et sans compenser les dégâts environnementaux que le transport ou la mauvaise qualité des moyens de production occasionnent.

L’ industrie française s’en trouve dévastée. L’agriculture est totalement désorganisée. Au final, les régions et leurs habitants sont condamnés par ce dumping social. 

Au niveau mondial, c’est la main mise des grandes firmes sur les ressources, l’abandon de l’économie locale et de l’agriculture vivrière, qui poussent les populations aux migrations. 

 

Notre projet

 

Le programme de la France Insoumise n’est pas compatible avec les règles des traités européens qui imposent l’austérité budgétaire, le libre-échange et la libéralisation des services publics. 

Le programme de la France Insoumise replace l’humain et les biens communs au centre de la construction européenne et des accords commerciaux mondiaux. Pour ne plus laisser le dumping social l’emporter dans tous les domaines, nous devons harmoniser les droits sociaux de tous les pays d’Europe. 

En abandonnant les traités de libre-échange, nous nous redonnons les moyens de négocier les biens et marchandises que l’on échange, en partant de la loi de la demande et non de la loi du marché. Cela permet de réduire le coût écologique de cette mondialisation aberrante qui nous fait acheter des produits fabriqués à l’autre bout de la planète alors qu’ils pourraient être produits chez nous.

Parallèlement, la mise en place de nouveaux traités permet de développer une coopération internationale pour le progrès humain, partout. Oui à la souveraineté populaire pour lutter contre le dumping social, l’évasion fiscale et les paradis fiscaux. 

 

Nos propositions

 

Protectionnisme solidaire en Europe :

S’exonérer du pacte de stabilité et des règles européennes encadrant les déficits.

Cesser d’appliquer unilatéralement la directive sur le détachement de travailleurs en France : la législation nationale doit s’appliquer totalement y compris concernant les cotisations sociales patronales et salariales. 

Refuser les régressions du droit européen sur les questions sociales et écologiques par rapport au droit national. 

 

Refuser le libre-échange aveugle :

Refuser les traités de libre-échange : le traité transatlantique TAFTA entre l’UE et les France, CETA avec le France et le traité TISA de libéralisation des services. 

Stopper la libéralisation et la privatisation de services publics (barrages hydroélectriques, transport ferroviaire intérieur grandes lignes et TER, etc.) 

Encadrer les mouvements de capitaux pour éviter l’évasion fiscale et les attaques spéculatives contre la France. 

Etablir l’inventaire et l’évaluation des accords déjà appliqués afin de construire une autre politique internationale des échanges commerciaux basée sur la coopération. 

 

Protéger la qualité des industries nationales :

Imposer le respect de normes sociales et écologiques pour la commercialisation des produits importés en France. 

Adopter des mesures anti-dumping d’urgence sur les industries stratégiques (acier, photovoltaïque, etc.)

Augmenter immédiatement les droits de douane pour les pays aux droits sociaux limités (travail des enfants, absence de droits syndicaux, etc.)

Réviser le code des marchés publics pour favoriser les entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire, les produits et services écologiques, l’activité locale.

 

Promouvoir la coopération internationale :

Intégrer le respect des règles fondamentales de l’Organisation internationale du travail dans les accords commerciaux. 

Sortir de l’Organisation mondiale du commerce et renforcer la Cnuced comme organe légitime pour organiser le commerce mondial en fonction de l’intérêt général des peuples à la place de G20 G7 FMI et OMC. 

Soutenir l’adoption par l’ONU d’un cadre réglementaire contraignant les multinationales à respecter un socle de noterais sociales et environnementales. 

 

En lien 

 

La Paix Pour une France souveraine Consommer autrement

 

A lire 

 

L’avenir en commun. Programme de la France Insoumise. Le Seuil.

Proposition n° 17. Page 46.