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Ne jamais prendre plus à la nature que ce qu’elle peut reconstituer

 

Notre constat

 

Le changement climatique menace l’existence de la vie humaine sur la planète. Fonte des calottes polaires, dérèglements météorologiques, montée des océans, disparition des terres agricoles, extinction de la biodiversité, pollution de l’air… Le problème écologique n’est pas juste une question de sensibilité naturaliste ! Il est à l’origine des grands bouleversements qui font plonger notre monde dans le chaos : Explosion de la pauvreté, multiplication des flux migratoires, raréfaction des ressources, augmentation de la mortalité et des maladies liés à la pollution …

La marchandisation des biens communs – air, eau, terres arables, forêts, énergies –  met en péril l’humanité toute entière. Face à ce défi, les politiques continuent à viser le profit à court terme et à mettre au centre de leur programme la finance et le productivisme, qui saccagent tout et nous mènent à la guerre sans vouloir remettre en cause nos modes de production et notre système économique construit autour de l’accaparement et la financiarisation de la nature et de l’énergie.

 

Notre projet

 

Le changement climatique est commencé. La civilisation humaine est entrée dans une crise de l’écosystème et de l’augmentation vertigineuse de la dette écologique. C’est cette dette là qui doit être soldée, pas la dette financière ! L’urgence écologique est LA question centrale autour et à partir de laquelle doit se penser toutes les politiques de la Nation. Parmi les nouveaux principes fondateurs de la future Constitution, au programme de la France Insoumise, figure la Règle verte avec pour objectif de ne jamais prendre plus à la nature que ce qu’elle peut reconstituer.

Cela ne signifie pas arrêter de produire  mais relever un défi technique et scientifique majeur : il faut à la fois sortir des énergies carbonées et se préparer à sortir du nucléaire, mais aussi transformer notre agriculture, nos industries et changer notre consommation. Le chantier est énorme, nécessite des investissements massifs, une abondante main d’oeuvre qualifiée bien payée, une transformation en profondeur de nos modes de production. La planification écologique est l’outil qui va permettre d’organiser la réussite de cette transition. La définanciarisation de l’économie est une condition incontournable de cette transition écologique, puisque l’argent devra être réinvesti dans l’économie réelle et non dans la spéculation à court terme.

 

Nos propositions

Inscrire dans la Constitution la règle verte instaurant l’obligation ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer, ni produire plus que ce qu’elle peut supporter

Protéger les biens communs : l’air, l’eau, l’alimentation, le vivant, la santé, l’énergie, la monnaie ne sont pas des marchandises. Ils doivent être gérés démocratiquement. le droit de propriété doit être soumis à l’intérêt général, la propriété commune protégée et les services publics développés.

Amnistier les syndicalistes et militants associatifs condamnés pour faits de luttes sociales, écologiques ou pour la défense des libertés, protéger les lanceur-se-s d’alerte et investir les salarié-e-s d’une mission d’alerte sociale et environnementale

Créer une fonction de délégués départementaux à l’écologie chargés d’alerter sur les dysfonctionnements, sur le modèle des délégués départementaux de l’Éducation nationale

Adopter une loi-cadre instaurant une planification écologique, démocratique et articulant les niveaux national et local

Adopter un plan de transition énergétique avec un double axe sobriété/efficacité énergétique et transition vers les énergies renouvelables

Développer l’ensemble des énergies renouvelables pour sortir des énergies carbonées en commençant par l’arrêt des subventions aux énergies fossiles et de toute exploration de gaz et pétrole de schiste et de houille

Stopper la privatisation des barrages hydroélectriques

Sortir du nucléaire

Refuser la brevetabilité du vivant à tous les niveaux, lutter contre la biopiraterie

Refuser les OGM, bannir les pesticides nuisibles, en commençant par une interdiction immédiate des plus dangereux (glyphosate, néonicotinoïdes, etc.)

Gérer durablement l’eau, bien commun essentiel à toute forme de vie ; lancer des programmes de dépollution des cours d’eau et océans, favoriser la création de régies publiques de l’eau au niveau local pour une gestion démocratique

Sanctuariser le foncier agricole et naturel et lutter contre l’artificialisation des sols

Généraliser les fermes pédagogiques pour la sensibilisation à la cause écologique et l’éveil à la Nature

Éradiquer la maltraitance envers les animaux

 

 

En lien 

 

Urgence démocratiqueLa 6ème RépubliqueForêt durableConsommer local et bioEnergies 100% renouvelables

 

A lire

 

L’avenir en commun. Programme de la France Insoumise.. Le Seuil.

Proposition n° 9. Page 31. 

 

Sur le blog de Jean-Luc Mélenchon :

http://melenchon.fr/2016/06/07/lurgence-ecologique-etre-point-de-depart-de-campagne/

 

A voir

 

Regards croisée : Jean-Luc Mélenchon et Noël Mamère (de 36′ à 59′)